11.07.2008

Journalisme et militantisme

L’Association des Journalistes Professionnels a organisé un débat le mercredi 9 juillet autour de la question « Journalisme, loi anti-terrorisme et militantisme : enjeux professionnels ». Le débat portait sur la question du secret des sources en regard des lois antiterroristes, mais aussi sur la question du militantisme et de la déontologie journalistique. Un compte rendu ainsi que des photos et vidéos de la soirée seront disponibles sur le site de l’AJP et le prochain numéro du mensuel Journalistes y sera consacré.

Sur cette question, Hugues le Paige a aussi écrit un texte très intéressant sur son blog : à lire absolument

10.07.2008

Parlementaires et lois antiterroristes

Le mardi 8 juillet, une rencontre a été organisée au Parlement par le « comité de soutien à Wahoub Fayoumi  » autour de la question de l’évaluation des lois antiterroristes votées en 2003. Etaient présents pour dénoncer les dérives dans l’application de ces lois, susceptibles de « criminaliser l’action sociale ou de remettre en cause le droit d’association » :
-          les avocats de Wahoub Fayoumi , Mes Paci et Marchand, pour dénoncer la « logique de répression » du Parquet Fédéral, la « violence des arrestations » intervenues le 5 juin, et « le renversement de la charge de la preuve »
-          Bahar Kimyongur, porte-parole du DHKP-C à Bruxelles, toujours inculpé pour participation à une organisation terroriste
-          Didier Brissa, syndicaliste liégeois, mis sur écoute et accusé d’association de malfaiteurs en 2001 dans le cadre du d14
-          Peter Desmedt de Greenpeace, association qui a également été poursuivie pour association de malfaiteurs et destruction de clôtures suite à des manifestations sur le site d’Electrabel
Les parlementaires présents - Fouad Lahssaini (Ecolo), Josy Dubié (Ecolo), Stefaan Van Hecke (Groen !), Jean Cornil (PS) et Clotilde Nyssens (CDH) – se sont déclarés favorable à une évaluation de ces lois.

09.07.2008

Pour info: un dossier spécial dans le Journal du Mardi

Voici l'annonce du Journal du Mardi pour leur dossier spécial du mois de juillet :

Affaire des «néo-CCC» (suite et pas fin)

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L'antiterrorisme contre la démocratie ?

Il y a un mois, avec l'arrestation surmédiatisée de Bertrand Sassoye (ex-CCC) et plusieurs de ses «camarades politiques» du Secours rouge (SR), le danger terroriste était une énième fois agité en Belgique. Pour des prunes ? A la lecture du dossier judiciaire : oui. L'antiterrorisme serait-il donc plus dangereux que le terrorisme lui-même ? Plusieurs voix s'élèvent contre la loi antiterroriste considérée comme liberticide par de plus en plus de démocrates.

Le jeudi 5 juin dernier, le terrorisme d'extrême gauche refit surface en Belgique de manière spectaculaire. Après le spectre des attentats aveugles - mais jamais commis - des islamistes adeptes de Ben Laden, revoilà un autre spectre : celui de la menace communiste.

Désormais au cœur de la polémique suscitée par l'affaire dite des «néo-CCC» : la loi antiterroriste imposée par les autorités européennes et votée sous l'égide de l'ancienne ministre de la Justice Laurette Onkelinx (PS). L'effet escompté par les adeptes de l'Etat fort semble maintenant se retourner contre eux. Tel un boomerang qui leur reviendrait en pleine figure.

Pour mieux comprendre les dessous de cette affaire et l'obsession sécuritaire de certains, « Le Journal du Mardi » du mois de juillet répond aux questions clés de ce dossier :

-       L'opération antiterroriste était-elle justifiée ?
-       Le terrorisme d'extrême gauche existe-t-il ?
-       L'extrême gauche en prison, l'extrême droite tolérée ?
-       Les vraies cibles du 5 juin ?
-       Tentative de manipulation de l'opinion publique ?
-       Des médias aux ordres ?
-       Le parquet fédéral : un Etat dans l'Etat ?
-       Nos libertés menacées : que faire ?
-       Le Journal du Mardi : un repaire terroriste ?

Cette dernière question vous révèle la vraie identité du journaliste ciblé par l'enquête antiterroriste. «Ex-CCC : la presse sous enquête», tel était le titre de l'article d'un des meilleurs spécialistes du sujet, Marc Metdepenningen, dans Le Soir du 27 juin passé. Il précisait dans son papier, comme d'habitude très bien renseigné, que «les inculpés, comme d'autres membres du SR (Secours rouge, organisation de défense de prisonniers politiques), ont été interrogés par la police fédérale sur leurs relations avec un journaliste qui n'est ni membre de leur organisation ni un soutien à leur cause, et qui ne s'intéressait à eux que dans le cadre de reportages». Suite à la publication de cet article, ils furent nombreux à vouloir s'avoir de quel journaliste il s'agissait. «Le Journal du Mardi» vous révèle l'identité de celui-ci...

Un dossier exceptionnel réalisé par Manuel Abramowicz dans « Le Journal du Mardi » du mois de juillet.

Vous pourrez vous procurer ce numéro pour seulement 2 euros, dès ce mercredi 9 juillet (et jusqu'au lundi 4 août prochain), dans les meilleures librairies du pays.

Bonne lecture

03.07.2008

Dérives des lois anti-terroristes

Le dossier des « 5 solidaires », et l’inculpation de 4 d’entre eux sur base des lois anti-terroristes, n’est bien entendu pas le seul exemple de dérive liberticide de ces lois. Le rapport du Comité T montre bien le danger que représentent ces lois ainsi que les méthodes particulières d’enquête.

Et cela ne se passe pas qu’en Belgique, les lois anti-terroristes belges datent de 2003 et découlent d’une décision-cadre de 2002 du Conseil de l’Union Européenne, des lois similaires ont donc aussi été mises sur pied dans d’autres pays européens, posant les mêmes problèmes. En France, par exemple, les dérives des lois anti-terroristes sont aussi dénoncées :
-          pour Human Rights Watch, les poursuites pour « relations » avec des personnes suspectes d’activité terroriste violent les droits humains
-         
pour le Syndicat de la Magistrature, la Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout